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Mot du recteur

L’université Sétif 2 a été créée par le décret exécutif du 28 novembre 2011. Cette création juridique ne doit pas cacher la réalité qu’elle est née d’une autre université vieille de 35 ans, qui est l’université de Ferhat Abbas, divisée à cette date, en deux universités, Sétif 1 et Sétif 2. Cette division a été imposée par plusieurs facteurs, dont la difficulté de gérer une université de plus de 60 mille étudiants, de plus de 2000 enseignants et de 2000 employés, réparties sur de vastes superficies en différents endroits dans la ville. Cette dernière accueille désormais deux universités : l’université de Sétif 1 à l’est et l’université Sétif 2 à l’ouest. Il s’agit donc:            

"D’un vieux miel versé dans deux bouteilles"

   Nul doute que la création d’une université des sciences humaines et sociales a des conséquences très importantes, dont la plus importante serait de donner une occasion de développer ces sciences et leur permettre de jouer le rôle qui est le leur, dans cette nouvelle réalité sociale en renouvellement perpétuel sur le plan local voire mondial. En effet, il leur incombe de contribuer à comprendre les différents faits, phénomènes, transformations et changements sociaux, culturels, politiques et économiques profonds résultant de monde d’aujourd’hui dans les divers domaines, les analyser et proposer les meilleures solutions et les voies les plus directes, pour en réduire les effets négatifs. En outre ces sciences ont un rôle primordial dans la conception de nouvelles orientations intellectuelles de la société.

Le rapport mondial des sciences sociales publié par l’UNESCO et le Conseil international des sciences sociales en 2010 – réalisé par des centaines de sociologues des quatre coins du monde – a mis en relief le besoin de plus en plus pressant aux sciences sociales comme moyen pour faire face aux grands défis que rencontre l’humanité : la pauvreté, les épidémies et les changements climatiques.

Il apparaît donc que nous avons de plus en plus besoin des sciences sociales et humaines, par rapport au rôle des connaissances sociales et humaines dans la construction des valeurs sociales et humaines. Ces disciplines aspirent d’abord à former un individu équilibré intellectuellement et culturellement ; ce qui permet par conséquent de fonder une société saine. En revanche les pays sous-développés, dans leur volonté légitime de s’approprier les connaissances scientifiques pointues et la technologie, ont laissé de côté les sciences sociales et humaines, les valeurs humaines et la construction de l’individu utilisant ces connaissances et cette technologie.

Ce qui se passe actuellement dans un certain nombre de pays arabes comme l’extrémisme, les protestations, les manifestations, la violence sociale et politique, ou ce qu’on appelle « le printemps arabe » prouve à quel point nous devons nous intéresser davantage aux sciences en question pour appréhender ces changements, ainsi que le comportement et les orientations des individus, la psychologie du citoyen, ses revendications pour rendre meilleur son civisme, son appartenance, sa participation, le travail collectif, la solidarité sociale, l’acceptation de l’autre, la responsabilité commune, la culture de la tolérance, le dialogue et les solutions civiles aux divergences et conflits pour atteindre une maturité sociale dont le socle est un homme circonspect.

La reconsidération des sciences sociales et humaines ne peut se faire qu’à travers la réalisation de certaines conditions. D’abord il faut leur consacrer plus de moyens, des chercheurs compétents, des recherches pertinentes, améliorer les moyens de publication, encourager la diversité linguistique, les méthodes pluridisciplinaires, améliorer le niveau des formateurs et les rendre créatifs, s’intéresser aux talents, sensibiliser le formateur de son rôle au sein de la société.

Il est devenu nécessaire d’occuper une ‟place” dans le petit village mondial comme un moyen d’expression de l’université, pour mieux communiquer à l’intérieur comme à l’extérieur, grâce aux moyens technologiques modernes. C’est aussi un moyen pour une université transparente et bien gouvernée. Nous allons mettre à votre disposition une adresse électronique pour recevoir vos avis et vos suggestions.

Enfin nous signalions que nous ne pourrons atteindre le but assigné sans la participation et la contribution positives de la part de toute la famille universitaire.

L’espoir est grand et le défi est plus grand, pour promouvoir ces sciences, grâce à des enseignants compétents, des étudiants conscients et un climat scientifique et professionnel convenable à la lumière de la révélation coranique

« Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau ».

 

 

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